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Superficie du pays : 267 667 km2

Population : 1,5 million d’habitants.

Densité : 6 habitants/km2.

Part de la population urbaine : 86 %.

Taux de croissance démographique : 1,9 %.

Langue officielle : français

Capitale : Libreville

PIB par habitant : 10 654 dollars.

Indice de développement humain –

Classement : 106e/187

Répartition du PIB par secteur d’activité :

  • Primaire : 57,8 % (dont pétrole : 54,2 %)
  • Secondaire : 10,0 %
  • Tertiaire: 32,2%

Indicateurs de développement

  • Espérance de vie : 62,7 ans
  • Taux de mortalité infantile : 5,4 %
  • Taux d’alphabétisation des adultes : 87,7 %
  • Population en deçà du seuil de pauvreté 
    (moins de 1,25 dollar par jour) : 4,8 %


Accords internationaux :

Le Gabon est membre de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).

Relations avec la Communauté financière internationale :

Après un accord triennal de confirmation (Stand-by Arrangement) conclu avec le FMI en mai 2007 et expiré en mai 2010 sans que les trois dernières revues n’aient pu être conclues, une consultation au titre de l’article IV a été menée en mai 2011. Les défi s relevés lors de celle-ci sont de trois ordres : assurer la viabilité budgétaire et la compétitivité extérieure dans la perspective d’une diminution des réserves pétrolières à long terme, accélérer la croissance afin de préparer l’après-pétrole et réformer le secteur financier.

Au 30 juin 2012, le portefeuille de la Banque mondiale au Gabon était composé de cinq projets actifs, pour un montant de 50 millions de dollars.

À fin juin 2012, le Gabon était noté BB– à long terme par l’agence Standard & Poor’s (depuis 2007) avec une perspective stable, alors que la note attribuée par Fitch Ratings a été revue à la hausse début 2012 à BB, avec une perspective favorable.



ACTIVITÉ

La croissance économique s’est légèrement accélérée en 2011, pour atteindre 6,8 %, après 6,6 % en 2010. Cette forte croissance économique est avant tout soutenue par le dynamisme de la demande interne, dont la contribution à la croissance réelle a atteint 9,8 points. Alors que la progression de la consommation est demeurée soutenue, avec une contribution à la croissance de 6,2 points, celle des investissements, tant publics que privés, s’est ralentie significativement (apport de 3,7 points à la croissance après 13,6 points en 2006). Les exportations nettes ont contribué négativement à l’activité économique à hauteur de – 3,1 points, après – 8,7 points en 2010.

Depuis 2009, les autorités ont engagé un important train de réformes destinées à accroître de manière durable le potentiel de croissance du Gabon, via la diversification du tissu productif et l’amélioration du climat des affaires. Ce nouveau cadre stratégique, baptisé « Gabon émergent », se décline suivant trois composantes : « Gabon industriel » (développement du secteur secondaire), « Gabon vert » (développement durable et écotourisme) et « Gabon des services » (économie du savoir).

L’expansion du secteur pétrolier, qui représente 54,2 % du PIB en 2011, demeure prioritaire pour les autorités. Deux nouveaux contrats d’exploration et de partage de production ont été signés avec Perenco Oil & Gas Gabon en décembre 2011. Par ailleurs, la société Total a annoncé, en février 2012, la mise en place, au sud de Port-Gentil, d’une nouvelle plate-forme d’exploitation pétrolière, représentant un investissement total de 2 milliards d’euros. La mise en place de cette plateforme permettrait de prolonger la vie du champ d’Anguille de trente-cinq ans et de porter sa production à hauteur de 18 000 barils/jours, à partir de 2013, contre 11 000 aujourd’hui. La production de Total Gabon devrait ainsi atteindre 60 000 barils/jour. Enfin, la création de la Gabon Oil Company (GOC), chargée de la gestion des participations publiques dans le secteur pétrolier et dont les activités devraient démarrer en 2012, vise à mieux garantir les intérêts du pays dans l’exploitation de ses ressources naturelles, dans le cadre du passage progressif d’un système de concession à des contrats de partage de production. Les réserves prouvées du Gabon atteignent 500 millions de tonnes à fin 2011, soit environ quarante ans de production.

La production de manganèse a atteint 3,8 millions de tonnes, en hausse de 18,8 % sur un an, grâce aux investissements réalisés depuis 2008 par la filiale du groupe ERAMET, au sein de laquelle l’État portera progressivement sa part du capital de 25,4 % en 2010 à 35,4 % d’ici à 2015. La production devrait doubler à moyen terme avec la mise en production progressive de deux nouveaux gisements à partir de 2011. Un partenariat a ainsi été conclu en mai 2010 avec la Compagnie industrielle et commerciale des mines Huazhou (CICMHZ) pour l’exploitation, débutée en juillet 2011, d’un gisement à Ndjolé (province du Moyen-Ogooué). Ce gisement devrait produire 500 000 tonnes en 2012 et atteindre, selon les estimations, un pic de 750 000 tonnes en 2013. Dans la même zone de Ndjolé, la compagnie australienne BHP Billiton a également découvert un nouveau gisement de manganèse, dont les réserves sont estimées à 60 millions de tonnes.

Après avoir été confiée à la société CMEC (China National Machinery and Equipment Import and Export Corporation) en 2007, dont le contrat a été résilié au début 2012, l’exploitation du gisement de fer de Belinga a été confiée au groupe minier australien BHP Billiton début 2012, pour un investissement total estimé à 1 600 milliards. Situé au nord-est du Gabon, le gisement de fer de Bélinga, qui est l’un des derniers grands gisements de fer inexploités de la planète avec une teneur en fer de 64 %, représente des réserves estimées à un milliard de tonnes.

L’exploitation de la mine de fer de Bélinga devrait générer près de 3 000 emplois directs et environ 10 000 emplois indirects et la construction d’importantes infrastructures (une ligne de chemin de fer, un barrage avec une centrale hydroélectrique…).

Après la signature d’une convention avec la société minière marocaine Managem, l’exploitation de la mine d’or de Bakoudou a démarré en juillet 2011. L’investissement, estimé à environ 16 milliards sur quatre ans, devrait porter à terme la production à plus de 1 tonne par an.

Dans le secteur forestier, premier employeur privé du pays avec environ 30 000 salariés, la production de grumes s’est stabilisée à 1,5 million de m3 et a contribué négativement à la croissance du PIB réel à hauteur de – 0,8 point (contre – 0,5 point en 2010). Ce secteur demeure affecté par l’interdiction d’exportation des grumes, entrée en vigueur par décret le 15 mai 2010, visant à favoriser la transformation locale du bois et, à moyen terme, les exportations de produits à forte valeur ajoutée. Afin de soutenir l’industrialisation de la filière, l’État a par ailleurs mis en place un fonds de 20 milliards et institué des mesures fiscales incitatives (exonération de droits d’entrée pour le matériel de transformation du bois). Une hausse graduelle de la production de produits transformés, déjà entamée en 2011 à hauteur de 8,3 %, est attendue à moyen et long terme, compte tenu d’importants investissements dans le sciage, le placage ou d’autres formes de transformation.

La contribution du secteur secondaire à la croissance du PIB s’est établie à 2,3 points, comme en 2010. Cette stabilité recouvre un ralentissement significatif de l’activité du BTP (+ 9,7 %, contre + 71,2 % en 2010) et une accélération des activités manufacturière et énergétique (14,0 %, après 2,0 % en 2010).

Le développement du secteur secondaire constituant l’une des priorités de la stratégie de diversification du « Gabon émergent », les autorités ont créé deux Zones économiques spéciales (ZES), bénéficiant d’avantages fiscaux, situées à Nkok et à Port-Gentil. La ZES de Nkok, implantée à une trentaine de kilomètres de Libreville, et s’étalant sur 1 126 hectares, représente un coût global d’environ 250 milliards. Les travaux d’aménagement de cette ZES devraient être achevés d’ici à 2015, la Zone devant accueillir une soixantaine d’entreprises, dont le groupe singapourien Olam, qui a prévu la construction d’une usine de production d’huile de palme.

Par ailleurs, en juin 2011, les accords de partenariat pour le développement de la ZES de l’île Mandji, à Port-Gentil, ont été signés avec Olam. Ces accords, d’un montant total de 1,5 milliard de dollars, comportent la construction d’une usine de fabrication d’engrais, dont l’étude de faisabilité est confiée depuis septembre 2011 à Technip. Ces projets d’investissement, auxquels le conglomérat indien Tata s’est associé, nécessiteront d’importants efforts de construction et de réhabilitation des infrastructures énergétiques, dont la construction d’une centrale thermique, entamée en février 2012, et de transport, ainsi que des solutions au déficit de main-d’œuvre qualifiée dans ces secteurs. Les travaux d’aménagement devraient être achevés en 2013.

Par ailleurs, le Gabon et la Chine ont signé, en février 2011, un accord de prêt de 850 millions de yuans pour la modernisation du réseau électrique de Libreville. Ce prêt concessionnel, d’une maturité de vingt ans et au taux annuel de 2,5 %, doit servir à financer le projet de sécurisation du réseau de transport et d’énergie électrique de la région. Afin d’alimenter la ZES de Nkok, une centrale thermique, d’une capacité de 105 mégawatts, devrait être construite à Port-Gentil par la société israélienne Telemenia pour un investissement de 111 millions d’euros.

La contribution du secteur tertiaire à la croissance réelle est passée de 1,5 point en 2010, à 4,4 points en 2011, du fait notamment de la hausse des services des administrations publiques (+ 9,6 %) ainsi que des autres services (+ 9,1 %). Dans le secteur des télécommunications, la reprise de Gabon Télécom par la société Maroc Télécom a été finalisée en décembre 2010. Le développement du secteur des télécommunications devrait être accéléré par la connexion du pays au câble sous-marin de fibre optique ACE (Africa Coast to Europe). Dans le cadre de ce projet, un accord de prêt de 58 millions de dollars a été signé entre l’État et la Banque mondiale. Cet accord devrait accroître la couverture géographique des réseaux à bande passante de grande capacité et diminuer les coûts des services de communications.

S’agissant de l’évolution des prix, le taux d’inflation est en légère baisse en 2011, pour s’établir à 1,2 % en moyenne annuelle (après 1,5 % en 2010). La détente des prix amorcée depuis fin 2008 s’est poursuivie en 2011, principalement en raison des mesures prises pour lutter contre la vie chère, comme la réduction du taux de TVA sur certains produits de première nécessité. Toutefois, la hausse des cours mondiaux de certains produits d’importation (produits pétroliers principalement) a contribué à une recrudescence des tensions inflationnistes en cours d’année.

FINANCES PUBLIQUES

Alors que le solde budgétaire base engagements hors dons était équilibré en 2010, l’année 2011 a été marquée par l’apparition d’un excédent budgétaire de 457,6 milliards, soit 5,7 % du PIB, grâce à une forte hausse des recettes pétrolières. Le déficit hors pétrole est également revenu à 25,0 % du PIB non pétrolier en 2011, contre 28,8 % du PIB non pétrolier en 2010.

Les recettes totales se sont élevées à 2 438,2 milliards en 2011, en hausse de 32,6 % sur un an. Les recettes pétrolières, qui représentent plus de 50 % des recettes budgétaires, ont progressé de 40,7 %, pour atteindre 1 393,6 milliards, sous l’effet de la hausse des cours du pétrole, tandis que les recettes non pétrolières ont augmenté de 23,1 %, reflétant un meilleur recouvrement au titre de l’impôt sur le revenu (+ 43,1 %). Les revenus issus des impôts sur les biens et services ont également augmenté de 17,4 %, en lien avec le dynamisme de la consommation.

Les dépenses totales ont atteint 1 980,5 milliards, en hausse de 7,8 % par rapport à 2010. Cette progression est imputable en grande partie à l’augmentation de 13,3 % des dépenses courantes, liée, d’une part, à la hausse de la masse salariale (+ 9,7 %) et, d’autre part, à la hausse des subventions et transferts (+ 34,9 %), principalement aux produits pétroliers. La progression de la masse salariale s’explique en outre par la régularisation des salaires dans la fonction publique – via le paiement des arriérés notamment dans le secteur de l’éducation – connue au cours de l’année 2011. Les dépenses d’investissement se sont accrues de seulement 1,4 %, concentrées essentiellement sur les dépenses en infrastructures liées à l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations.

Par ailleurs, tous les arriérés intérieurs ont été consolidés et remboursés en 2010 dans le cadre du sixième accord du Club de Libreville. Ce groupement, qui réunit depuis 2004 les créanciers privés de l’État, a permis à l’État gabonais de restructurer sa dette intérieure, dont une partie était constituée d’arriérés de paiement. Au total, le solde budgétaire, base caisse, a été excédentaire de 457,6 milliards.

Un fonds souverain, portant les participations stratégiques de l’État, a été créé par ordonnance au début de 2012, succédant au fonds pour les générations futures créé en juillet 1998. Il devrait être alimenté par l’affectation de 10 % des recettes pétrolières annuelles budgétées, de 50 % de toutes les recettes budgétaires additionnelles, des dividendes du portefeuille des participations de l’État ainsi que de ses propres produits financiers.

COMPTES EXTÉRIEURS

En 2011, l’excédent courant est ressorti en légère hausse (+ 3,2 %) pour s’établir à 558,7 milliards. Cette évolution traduit principalement la forte accélération de l’excédent commercial rapporté au PIB, l’excédent courant a toutefois légèrement fléchi pour représenter 7 % du PIB, après 8 % en 2010.

L’excédent commercial s’est accru de 31,6 %, en raison d’une forte hausse des exportations (+ 26,6 % en valeur). En dépit d’un léger repli du volume exporté, les exportations de pétrole se sont en effet accrues de 26,6 %, reflétant une hausse du prix du baril de pétrole gabonais de 32,4 % en un an.

Les exportations de manganèse ont progressé de 46,2 % grâce à la hausse tant des volumes exportés que des prix à l’exportation (+ 23,1 %).

Touchées par les mesures de 2010 interdisant l’exportation de grumes, les exportations du secteur sylvicole se sont repliées de 8,2 %. Ce recul a été limité par l’orientation favorable des prix à l’exportation de 31,2 % et une hausse sensible du volume exporté de produits transformés (+ 75,0 %).

Les importations ont progressé de 16 % du fait de la hausse des importations des secteurs pétrolier et minier de, respectivement, 24,0 % et 33,6 %, liée pour l’essentiel aux investissements importants réalisés par ces secteurs.

Le déficit de la balance des services s’est accru en 2011 pour s’établir à 1 105,7 milliards, contre 883,3 milliards en 2010. Ce creusement résulte pour l’essentiel des services importés par le secteur pétrolier et d’un recours accru au fret et à l’assurance (+ 25,0 %), en raison de la hausse des échanges internationaux gabonais. Le déficit de la balance des revenus est ressorti en hausse sensible de 54 % sur l’année, du fait principalement de la forte progression des profits des sociétés pétrolières.

La balance des transferts courants a enregistré un déficit de 118,7 milliards en 2011, en progression de 20,1 % par rapport à 2010, du fait de la hausse des transferts de fonds des travailleurs migrants installés au Gabon. Cette hausse reflète la bonne orientation de l’activité économique en 2011. Le solde du compte de capital et d’opérations financières a enregistré un déficit de 95,8 milliards en 2011, soit 1,2 % du PIB, en net repli par rapport à 2010 (6,6 % du PIB), du fait d’une forte diminution des sorties nettes de capitaux au titre des autres investissements (de l’ordre de 65,0 %), expliquée principalement par une baisse des opérations à moins d’un an.

En définitive, l’excédent global de la balance des paiements s’est établi à 240,9 milliards, soit 3,0 % du PIB, contre un déficit de 50 milliards en 2010, ce qui s’est traduit par un accroissement des réserves officielles de change de la zone.

Selon la Banque mondiale, la dette extérieure du Gabon s’élevait, à fi n 2010, à 2,3 milliards de dollars, en augmentation par rapport à 2009 (+ 9,4 %). La dette à long terme a légèrement augmenté, s’établissant à 2,2 milliards de dollars, soit une hausse de 6,7 % par rapport à 2009. Le poids du service de la dette dans les exportations et les recettes budgétaires est revenu de, respectivement, 7,7 % et 12,9 % en 2009 à 5,8 % et 12,0 % en 2010.

Selon l’analyse de viabilité de la dette réalisée par le FMI en mai 2011, le ratio dette/PIB apparaît modéré. Cependant, la soutenabilité à moyen terme de la dette demeure fortement tributaire de la volatilité des cours du pétrole brut, ainsi que des perspectives de croissance du secteur non pétrolier, dans la perspective d’une réduction progressive de la production pétrolière.

SYSTÈME BANCAIRE

Au 31 décembre 2011, le système bancaire du Gabon comprenait neuf banques en activité : Banque Gabonaise de Développement (BGD, dont le capital est détenu par l’État), Banque de l’Habitat du Gabon (BHG, également une banque publique), Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie du Gabon (BICIG), BGFI Bank Gabon, Citibank, Ecobank Gabon, Orabank Gabon (anciennement Financial Bank), UBA Gabon et Union Gabonaise de Banque (UGB).

Après une hausse modérée de 9,2 % en 2010, le total des bilans bancaires a fortement progressé (+ 30,9 %) en 2011 pour s’établir à 2 147,1 milliards. Les dépôts collectés se sont accrus de 30,7 %, recouvrant une forte collecte des dépôts tant auprès du secteur privé (+ 29,9 %) que de l’État (+ 46,3 %). Les encours de crédit bruts sont ressortis en hausse de 41,9 %, en raison de la forte augmentation des concours consentis au secteur privé (+ 42,5 %) pour un montant de 810,7 milliards. Les engagements sur l’ensemble du secteur public ont crû de 34,4 %. Le taux de couverture des crédits par les dépôts s’est ainsi établi à 147 % (contre 160 % en 2010).

La qualité du portefeuille de crédits s’est améliorée, la part des créances en souffrance ayant représenté 4,1 % des encours bruts, contre 6,3 % en 2010. Le provisionnement des créances en souffrance s’est fortement accru, passant de 61,1 % en 2010 à 92,6 % en 2011.

L’excédent global de trésorerie du système bancaire s’est inscrit en hausse de 4,3 %, pour atteindre 690,5 milliards. Toutefois, compte tenu de la forte croissance du bilan total, la surliquidité du système bancaire s’est amoindrie, cet excédent représentant seulement 30,9 % du passif des établissements bancaires contre 40 % en 2010.

Le produit net bancaire a marqué une augmentation de 17,2 %, pour s’établir à 134,8 milliards de francs CFA. Les marges sur opérations avec la clientèle et sur opérations diverses, constituant l’essentiel du produit net bancaire ont progressé de, respectivement, 34,4 % et 11,9 %. Dans le sillage de la hausse du produit net bancaire et à la faveur d’une baisse des frais généraux (– 5,8 %), le système bancaire gabonais a affiché un résultat net de 32,4 milliards, en forte augmentation par rapport à 2010 (8,6 milliards).

Le ratio de rentabilité des capitaux investis est ainsi passé de 5,1 % à 16,9 %. Enfin, le coefficient d’exploitation a favorablement évolué, revenant de 73,9 % à 59,4 %.

À fin décembre 2010, le Gabon comptait dix établissements de micro finance (EMF) en activité affichant un total de bilan de 14,8 milliards (0,9 % du bilan du système bancaire). Les dépôts gérés ont représenté 8,4 milliards (0,6 % des ressources du système bancaire) et les encours de crédit 4,5 milliards, soit 0,5 % des engagements consentis par les banques. Si le secteur de la micro finance est de taille réduite au Gabon, il est aussi très concentré, le premier établissement du pays, la Financière des micro projets (FINAM), représentant trois quarts des dépôts collectés par le secteur.

PERSPECTIVES

Selon la BEAC, la croissance économique du Gabon devrait rester soutenue en 2012, avec une progression attendue du PIB réel de 6,6 %, grâce au dynamisme accru des industries extractives et à une forte reprise du secteur sylvicole, notamment dans les activités de transformation. Le niveau général des prix devrait augmenter de 2,2 % en 2012, contre 1,2 % en 2011, principalement du fait de la fermeté de la demande intérieure.

S’agissant des finances publiques, l’excédent du solde budgétaire base engagements (hors dons) devrait fortement progresser pour ressortir à 10,5 % du PIB. Cette tendance serait essentiellement liée à la baisse des dépenses d’investissement, qui avaient atteint des niveaux exceptionnels depuis 2008, en raison des travaux d’aménagement pour la CAN 2012, dont le coût global est estimé entre 300 et 400 milliards.


S’agissant des comptes extérieurs, l’excédent des transactions courantes doublerait, pour atteindre plus de 14 % du PIB, grâce à la forte hausse des exportations, liée avant tout à l’augmentation de la production de bois, de pétrole et de manganèse.



Source
 : Banque de France – Rapport annuel de la Zone franc – 2011

Lire aussi : Perspectives économiques en Afrique 2012 - BAfD, OCDE, PNUD, CEA – Gabon 2012

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